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le problème toujours brûlant des violences faites aux femmes



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Les Sud-Africains célébraient la journée des femmes le mardi 9 août. Un jour férié, propre à l’Afrique du Sud, pour commémorer la marche de 20 000 femmes à Pretoria en 1956 qui refusaient de porter le « dompas », un papier d’identité imposé aux Noirs par le régime de l’apartheid. Les principaux partis politiques ont profité de cette journée pour manifester contre les violences sexuelles et sexistes.

Avec notre correspondant à Johannesburg, Romain Chanson

L’Afrique du Sud est toujours sous le choc après le viol collectif dont ont été victimes huit femmes fin juillet. Elles étaient figurantes sur le tournage d’un clip près d’une ancienne mine, en périphérie de Johannesburg, et ont été attaquées par des mineurs clandestins. Le président Cyril Ramaphosa est bien conscient du problème, mais malgré ses multiples déclarations, les partis d’opposition le jugent incapable de résoudre ce fléau.

« Après le Covid-19, les violences sexistes et sexuelles sont la deuxième pandémie que nous devons affronter » a-t-il déclaré ce mardi. Les cas de violences sexuelles ont augmenté de 13% par rapport à 2021, lors du premier trimestre, et le président sud-africain n’était pas d’humeur à célébrer. « Il ne passe pratiquement pas un jour sans qu’une femme ne soit attaquée, violée ou tuée par un homme. Cela doit cesser ! »

Le problème, ce sont les hommes, a déclaré Ramaphosa. L’un des problèmes, c’est le manque de moyens alloués à la police, ont ajouté des militants de l’Alliance démocratique. Le premier parti d’opposition était réuni devant un commissariat à Kimberley, dans le Cap-Nord. Ses militants exigent une solution à la crise des tests ADN qui bloque les analyses, et donc les enquêtes, a dénoncé la porte-parole Siviwe Gwarube. « Ce blocage des tests ADN est un déni de justice pour toutes les femmes qui se présentent devant ces portes pour porter plainte. »

L’Alliance démocratique demande également le limogeage du ministre de la Police, Bheki Cele, qui avait déclaré, à propos d’une des victimes des viols collectifs de l’ancienne mine près de Johannesburg, qu’elle avait eu de la « chance » d’avoir été violée par un seul homme.

► À lire aussi : Afrique du Sud: toujours beaucoup trop de violences faites aux femmes pour les ONG



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