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des ministres dans le viseur des associations féministes



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Un mois après la réélection d’Emmanuel Macron, le nouveau gouvernement est au complet. Les passations de pouvoir entre les ministres sortants et les entrants se sont achevées ce samedi 21 mai et chacun est donc prêt à travailler. Une nouvelle équipe qui ne plaît pas à tout le monde. L’association « Osez le féminisme » condamne fermement la présence au gouvernement de Gérald Darmanin, Eric Dupond-Moretti et Stanislas Guérini.

« Nous condamnons fermement ces trois nominations », ont affirmé dans un communiqué les militantes d’« Osez le féminisme », y voyant la « preuve » que « la nomination d’une femme à Matignon ne fait pas une politique féministe ».

Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, maintenu à son poste, est critiqué depuis longtemps pour des prises de positions sexistes. En 2018, il avait par exemple déclaré qu’il trouvait ahurissant le fait que siffler une femme devienne une infraction pénale. Quant au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a, lui aussi, conservé son portefeuille, ce sont les accusations de viol dont il fait l’objet, qui lui valent d’être dans le viseur des mouvements féministes. En janvier dernier, le parquet a requis un non-lieu. C’est maintenant au juge d’instruction de se prononcer.

► À lire aussi : La nomination de Gérald Darmanin à l’Intérieur fait réagir aussi à l’étranger (2020)

« Un honnête homme »

Enfin, Stanislas Guérini, nouveau venu au gouvernement, en charge de la Transformation et de la Fonction publiques est, lui, épinglé pour les propos qu’il a tenus, mercredi, sur Jérôme Peyrat, alors candidat de la majorité présidentielle aux législatives, condamné pour violences conjugales. C’est « un honnête homme » et « je ne crois pas qu’il soit capable de violences sur les femmes », a déclaré Stanislas Guerini.

Plusieurs organisations féministes, dont l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique et le collectif Nous toutes, appellent à manifester mardi 24 mai, à Paris contre ce qu’elles qualifient de « gouvernement de la honte ». Les militantes se disent prêtes à soutenir la Première ministre Elisabeth Borne et sa ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes Isabelle Rome si elles prennent des « mesures fortes » pour les femmes, notamment un budget d’un milliard d’euros pour lutter contre les violences conjugales.

(Et avec AFP)

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