Sports

le président Pedro Castillo évite de justesse une nouvelle procédure de destitution



Publié le :

Le président péruvien Pedro Castillo a été contraint de rentrer précipitamment d’Équateur en voiture, vendredi 29 avril. S’il n’avait pas atteint la frontière avant minuit, il aurait pris le risque d’être destitué.

Le chef d’État était en déplacement dans la ville de Loja à 264 kilomètres de la frontière péruvienne, pour présider un Conseil des ministres binational. Il était censé rentrer en avion, mais les conditions météorologiques l’en ont empêché.

L’opposition avait prévu de lancer une procédure de destitution pour « vacances présidentielles » à l’encontre de Pedro Castillo si celui-ci ne parvenait pas à atteindre le Pérou avant minuit. Le Parlement péruvien n’a laissé que 24 heures au chef d’État pour sa visite en Équateur. Ce dernier a finalement atteint le poste de Tumbes à la frontière, une heure seulement avant l’horaire limite. Si cela n’avait pas été le cas, il aurait enfreint la Constitution péruvienne qui que le président ne peut pas « quitter le territoire national sans l’autorisation du Congrès ou ne pas y revenir dans le délai imparti ».

Castillo face à l’hostilité de l’opposition et aux manifestations

Depuis son arrivée au pouvoir, il y a à peine neuf mois, Pedro Castillo subit l’hostilité de l’opposition, majoritaire au Parlement péruvien. Il a déjà essuyé deux tentatives de destitution, la dernière remonte à la fin du mois de mars dernier alors que le pays est en crise.

Face aux manifestations et aux grèves qui se multiplient dans son pays, Pedro Castillo est aujourd’hui au pied du mur. Le 23 avril dernier, il annonçait un projet de loi de référendum pour ou contre un changement de la constitution péruvienne.

► À lire aussi : Pérou: le défenseur des droits demande la démission du président Castillo



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published.

close