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une lettre ouverte demande à Modi de réagir face aux attaques contre les musulmans



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En Inde, plus de 100 anciens hauts fonctionnaires viennent d’écrire une lettre ouverte au Premier ministre. Ils lui demandent de réagir pour mettre fin aux attaques croissantes contre la minorité musulmane. 

Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Ces dernières semaines, des membres du clergé hindou ont ouvertement appelé au meurtre et au viol des musulmans, et des processions violentes ont eu lieu dans les quartiers musulmans du nord du pays. Le gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi, loin de condamner ces actes, a souvent défendu les assaillants.

Au total,108 hauts fonctionnaires de l’État indien, ancien conseiller à la sécurité nationale ou encore directeurs des administrations fédérales et régionales, s’alarment de voir que les pouvoirs publics sous l’autorité du parti nationaliste hindou « tordent la Constitution et les lois pour imposer la tyrannie de la majorité hindoue, et forcer la minorité musulmane à vivre dans une peur constante ».

À cause de cela, ces musulmans indiens n’ont souvent plus le droit de prier librement, disent ils, de manger ou de porter ce qu’ils veulent. Selon Shivshankar Mukherjee, ancien ambassadeur au Royaume-Uni et signataire de cette lettre, cette dérive suprémaciste risque de remettre en cause les fondements démocratiques de l’Inde.

À écouter aussi : Inde: pourquoi les musulmans sont-ils la cible de violences?

Le silence du Premier ministre face à la situation

Et le Premier ministre ne peut donc plus rester muet. Qui d’autre peut parler ? Presque tout le pays est ravagé par une vague de haine et l’Inde est de plus en plus gouverné par les émeutiers. Dans cette situation, le silence du Premier ministre équivaut à une approbation.

Le gouvernement soutient que ces attaques sont isolées et menées par des groupes radicaux. Ce sujet pourrait toutefois être évoqué lors de la rencontre entre Narendra Modi et le président français Emmanuel Macron, à Paris, mercredi prochain.

À lire: Le gouvernement indien détruit sans prévenir des dizaines de commerces musulmans



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