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lors d’un défilé, Kim Jong-un dit vouloir «renforcer» ses capacités nucléaires



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À l’occasion du 90e anniversaire de l’armée populaire, la Corée du Nord a tenu une imposante parade militaire dans le centre de Pyongyang. Le régime a pu montrer ses missiles et ses tanks à sa population mais c’est surtout le discours du dirigeant nord-coréen qui a retenu l’attention des observateurs.

Des tanks, des missiles, des parachutistes lancés à plus de 4 000 km d’altitude et des feux d’artifices étaient au programme ce mardi 26 avril sur la place Kim Il-Sung pour clore un mois d’avril riche en anniversaire. À Pyongyang, les 110 ans du fondateur du régime et les 90 ans de l’armée populaire ont été célébrés ce mois-ci, rapporte notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca.

Une occasion pour Kim Jong-un d’insister sur sa volonté de diversifier et d’améliorer son arsenal nucléaire. « Nous continuerons à prendre des mesures pour renforcer et développer les capacités nucléaires de notre nation à un rythme accéléré », a lancé Kim Jong-un, dont les propos ont été rapportés par l’agence de presse nord-coréenne KCNA.

« Les armes nucléaires, symbole de notre force nationale et au centre de notre puissance militaire, doivent être renforcées en termes de qualité et de portée », a-t-il ajouté.

« Principal ennemi »

Selon Go Myung-hyun, chercheur à l’Asan Institute de Séoul, « Kim Jong-un a expliqué que les capacités nucléaires nord-coréennes n’ont pas seulement un rôle dissuasif, mais elles ont également une seconde utilité ». « Il était clair qu’il insinuait que la Corée du Nord allait utiliser l’arme nucléaire pour protéger son intérêt national. On peut définir l’intérêt national de nombreuses façons, mais je pense qu’il faisait référence à l’usage de l’arme nucléaire à des fins coercitives », estime-t-il.

Après avoir rompu son moratoire sur le lancement de missile balistique intercontinental en mars dernier, Pyongyang persiste dans sa stratégie offensive. Plusieurs missiles dévoilés n’ont pas encore été testés par le régime et pourraient l’être prochainement. Peut-être avant le 10 mai, date de l’investiture de Yoon Seok-yeol, le nouveau président sud-coréen qui avait qualifié la Corée du Nord de « principal ennemi » de son pays.



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