Le peloton professionnel se divise toujours plus sur le plan économique. Alors que des sponsors importants tels Sky puis Ineos ou bien des Etats du Golfe comme les Emirats Arabes Unis ou Bahreïn investissent toujours plus dans le cyclisme et attirent les plus grands talents, David Lappartient assure avoir conscience des dérèglements que cela pourrait provoquer à l’avenir. Dans un entretien récemment accordé au site spécialisé néerlandais Wielerflits, le président de l’UCI a confirmé avoir entamé des discussions avec l’Association Internationale des Groupes Cyclistes Professionnels (AIGCP), qui regroupe les équipes et dont le patron est celui de la formation Jumbo-Visma Richard Plugge. « C’est vrai que nous discutons actuellement avec l’AIGCP afin d’avoir plus d’équilibre parmi les équipes World Tour, a déclaré David Lappartient. Un plafond budgétaire ou une limite salariale sont des sujets à propos desquels nous échangeons. »

Lappartient veut « un rapport de forces équilibré »

Un tel système visant à rééquilibrer les forces au sein du peloton professionnel s’annoncent longues et, dès à présent, David Lappartient préfère ne pas s’avancer. « Nous ne sommes pas encore prêts à entrer dans les détails à ce sujet », a-t-il ajouté. Afin de trouver un terrain d’entente entre toutes les parties prenantes, le président de l’UCI a mis en avant une « feuille de route afin de trouver ensemble des solutions à ces problèmes dans les années à venir ». La règlementation économique du World Tour sera « un point à mettre à l’ordre du jour car nous ne voulons pas voir tous les meilleurs coureurs dans un nombre restreint d’équipe », a confié l’ancien président de la Fédération Française de cyclisme. Des négociations dont le but avoué est de pérenniser « un rapport de forces équilibré ». Une prise de position qui devrait être bien reçue dans le peloton alors que les équipes se battent pour assurer leur licence World Tour pour les trois prochaines saisons.