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Djamel Belmadi reste sélectionneur de l’Algérie et s’en prend à l’arbitre Bakary Gassama



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Djamel Belmadi a affirmé dans une vidéo publiée par la Fédération algérienne de football (FAF) qu’il va rester le sélectionneur de l’équipe d’Algérie, malgré l’élimination des Fennecs au premier tour de la Coupe d’Afrique des nations 2021 et la non-qualification des Verts pour la Coupe du monde 2022. Le technicien, dont le contrat est censé s’achever en fin d’année, s’en prend au passage avec virulence à Bakary Gassama, l’arbitre du match décisif perdu face au Cameroun.

C’est une vidéo qui fait parler, depuis sa mise en ligne ce 24 avril. Quatre semaines après la non-qualification de l’équipe d’Algérie pour la Coupe du monde au Qatar, Djamel Belmadi clarifie enfin sa position : il va honorer la suite de son contrat, débuté en 2018 et censé s’achever fin-2022. Mais ce ne sont pas ses propos sur son avenir qui font le plus réagir.

Au bout de trois-quarts d’heure, le sélectionneur des Verts s’en prend en effet avec virulence à Bakary Gassama, arbitre lors du match décisif remporté 2-1 après prolongation par les Camerounais en barrage retour. « Je ne dis pas qu’il faut le tuer, mais il ne faut pas le laisser tranquille », lance le technicien, qui estime que le Gambien a commis plusieurs très graves erreurs durant cette rencontre. « Il a enlevé l’espoir de tout un peuple et on le laisse comme ça », fulmine celui qui a remporté la CAN 2019 avec les Fennecs avant d’être éliminé au premier tour de la CAN 2021. « Il y a eu deux hommes du match, dans ce match-là : le premier, c’est Bakary Gassama et le deuxième c’est le gardien de but camerounais André Onana », ironise-t-il.

Visiblement, l’ancien milieu de terrain du PSG, Marseille et Manchester City a eu l’occasion de s’expliquer avec l’intéressé. « Je suis obligé de dire que je n’ai pas aimé du tout, le lendemain, voir cet arbitre à l’aéroport d’Alger, confortablement assis dans les salons, à boire un café et à manger un millefeuille, lâche-t-il. J’ai vidé mon sac auprès de cet arbitre-là. Je l’ai recroisé en Turquie, après. Je lui ai redit la même chose. Je lui ai dit qui il était. Je n’ai pas aimé que nous puissions accepter ce genre de choses ».

Sur l’arbitrage, « on est encore à l’âge préhistorique »

Bakary Gassama n’est toutefois pas le seul à en prendre pour son grade. « Les deux choses à régler le plus impérativement en Afrique sont l’arbitrage et les infrastructures, assure Djamel Belmadi. Les terrains, ça va un peu mieux. Mais quand on voit le niveau de l’arbitrage, on est encore loin du haut-niveau. Pour moi, on est encore à l’âge […] préhistorique. Voulu ou pas voulu ? Certains y trouvent-ils leur intérêt, dans cette CAF, peut-être dans cette FIFA, je ne sais pas ? En tout cas, c’est un constat, c’est un fait ».

Djamel Belmadi vise aussi des « conspirateurs de l’intérieur », au sein du football algérien, qui œuvreraient dans l’ombre à sa chute. Ils « ne sont pas nombreux : six-sept personnes très facilement identifiables. Ils suivent des projets personnels et viennent foutre la zizanie. Avec eux, il n’y a jamais d’espoir, il n’y a que du sombre (sic) en eux ».

« Le but n’est pas de tout jeter à la poubelle »

Djamel Belmadi, lui, a encore du mal à passer à autre chose. « Ce n’est pas la meilleure équipe qui s’est qualifiée à la Coupe du monde. C’est l’injustice et la cruauté du football », lance-t-il. « On ne peut pas dire qu’on ait totalement récupéré et qu’on soit déjà passé à autre chose… C’est une lourde chose à porter et il va falloir la porter pendant un certain temps », poursuit le technicien.

Au point de songer à démissionner ? Djamel Belmadi clarifie : « J’ai donné l’opportunité à tous mes responsables de mettre fin à mon contrat. […] Sils avaient pensé que je n’étais plus l’homme de la situation ou qu’ils avaient vu l’arrivée d’une autre sélectionneur d’un bon œil, il n’y aurait pas eu de problème. Je serais parti en silence. […] Ça n’a pas été accepté. Ce n’était pas une démission mais une proposition. »

Celui qui est né et a grandi en France est en tout cas résolument tourné vers les qualifications de la CAN 2023, qui débutent en juin prochain. « On a eu le temps de penser à la stratégie et au nouveau souffle qu’on va envoyer (sic) à ce groupe, au fait de créer une autre dynamique. Le but n’est pas de tout jeter à la poubelle, de tout remettre en question », lance celui qui assure avoir une obsession : porter le plus haut possible le drapeau de l’Algérie. « D’une certaine manière, il a été atteint cet objectif », faisant référence au sacre de 2019 ou à cette série de 35 matches sans défaite. Et de rappeler : « Si j’avais choisi la facilité, je ne serais pas à la tête de l’équipe nationale… »



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