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La Corée du Sud lève l’ensemble des restrictions sanitaires à l’exception du port du masque



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Pour la première fois depuis le début de la pandémie, la Corée du Sud lève toutes les restrictions sanitaires à part le port du masque. Dès lundi 18 avril, les restaurants et autres commerces pourront ouvrir sans couvre-feu ou jauge. Un soulagement pour la population du pays qui n’a pas connu de confinement, mais la Corée du Sud continue de compter plus de 100 000 nouveaux cas par jour. Alors, pourquoi les autorités abandonnent-elles les restrictions après deux ans d’efforts ? 

Avec notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca 

Finies les fermetures à minuit, les interdictions de recevoir plus de 4,6 ou 10 clients à une même table, les petits commerçants sud-coréens vont commencer à respirer à partir de lundi.

Depuis deux ans ce sont surtout les travailleurs indépendants (environ 25% de la population) qui ont vu leur activité limitée par les restrictions sanitaires. Un sacrifice qui n’a pas été fait en vain, car le gouvernement Moon Jae-in peut se satisfaire d’un bilan plutôt bon sur le front de la pandémie.

Longtemps, la circulation du virus est restée limitée et ce n’est qu’après la vaccination d’une très large partie de la population que la vague Omicron a fait exploser les compteurs sans pour autant inonder l’hôpital. Preuve de ce succès relatif, un taux de mortalité du virus très bas en Corée du Sud : 0,13% contre 0,4% au Japon ou 0,5% en France selon l’université Johns Hopkins

Une réussite qui s’est appuyée sur trois éléments clés : le traçage des cas contacts, une communication constante des autorités et un port du masque rigoureux de la part de la population.

Dès l’arrivée du virus sur le territoire, plusieurs points d’informations étaient organisés chaque jour par les autorités qui ont tenté de faire preuve de transparence. Cet effort a été récompensé par un respect assez remarquable des consignes sanitaires de la part de la population.

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En février dernier, l’administration coréenne a su s’adapter. Le traçage des cas contacts a été abandonné au profit d’une stratégie qui visait à continuer à dépister massivement pour identifier les cas graves et donc limiter les décès.

Un bilan flatteur mais terni par plusieurs dérives xénophobes à l’image des tests obligatoires visant uniquement les résidents étrangers de la province de Gyeonggi. Des discriminations qui ont pu abimer l’image de la Corée du Sud souvent présentée comme un modèle dans la lutte contre la pandémie.



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