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Au Pakistan, le futur Premier ministre devra faire face à de nombreux défis



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Alors que le Premier ministre Imran Khan a été évincé du pouvoir par une motion de censure votée par l’Assemblée, un nouveau gouvernement va être mis en place au Pakistan. De nombreux enjeux financiers l’attendent.

Au lendemain de son éviction, les partisans d’Imran Khan ont été appelés à se rassembler ce dimanche soir dans un parc du centre d’Islamabad. Ils étaient quelques milliers à l’intérieur du parc, rapporte notre correspondante, Sonia Ghezali. Des sympathisants ont brandi les drapeaux du PTI, le parti d’Imran Khan. On a entendu crier des slogans « Liberté. Imran Kahn, Imran Kahn. » Certains ont enserré leur tête dans des drapeaux du parti. On a discuté avec certains de ses sympathisants, dont un jeune homme qui a expliqué qu’il était là pour dénoncer l’ingérence des États-Unis.

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Le nom du successeur du Premier ministre déchu ne fait aucun doute. Shehbaz Sharif, chef de l’opposition lorsque Imran Khan était au pouvoir, prendra les rênes du pays ce lundi. Le chef du PML-N, la ligue musulmane, va devoir former un gouvernement de coalition avec le PPP, le parti du peuple pakistanais, et le parti conservateur JUI-F. C’est le retour au pouvoir des partis politiques dynastiques qui ont dominé la vie politique pakistanaise pendant des décennies. Des partis éclaboussés par de nombreuses affaires de corruption.

Des partis historiquement rivaux se sont alliés récemment pour renverser Imran Khan. Cette alliance de circonstance, qui a eu les résultats escomptés, sera-t-elle aussi victorieuse dans le partage du pouvoir ? Peu le pensent au Pakistan. Certains craignent même une plus grande instabilité. Le nouveau gouvernement va devoir faire face à différents défis politiques et sécuritaires, mais aussi gérer un pays plongé dans une grave crise économique où l’inflation a été l’une des sources de mécontentement de la population à l’égard d’Imran Khan.

Inflation galopante

L’inflation s’élève aujourd’hui à environ 12%. À celle-ci s’ajoute une dette extérieure qui atteint les 130 milliards de dollars, plus de 40% du PIB du Pakistan. La devise nationale, la roupie, s’échange à 190 roupies pour un dollar. Une dépréciation de près d’un tiers par rapport à 2018, année d’élection d’Imran Kahn, explique Charlotte Cosset, du service économie de RFI.

Par ailleurs, les capacités de financement escomptées n’ont pas été atteintes. Le prêt échelonné du Fonds mondial international d’un montant de 6 milliards de dollars n’a pas été versé dans sa totalité. Seule la moitié des fonds ont été décaissés. En cause, il y a des réformes qui n’ont pas été menées à leur terme par le gouvernement. Parmi elles, le FMI demandait la réduction des subventions sur certains biens ou encore l’amélioration du taux de recouvrement des impôts.

Le Pakistan est également toujours sous pression du groupe d’action financière, un organisme intergouvernemental en charge d’inciter les États à se doter d’une législation contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.



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