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ce que va changer la fin de l’Amisom et son remplacement par Atmis



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Une force plus mobile, plus offensive, avec un volet politique renforcé et pour objectif de quitter la Somalie d’ici deux ans, c’est la promesse d’Atmis, la nouvelle force de maintien de la paix conduite par l’Union africaine de transition en Somalie dont le mandat a été approuvé jeudi par les Nations unies. Mais la mise en application de ces nouveau principes laisse sceptique les spécialistes de la Somalie. 

Avec notre correspondante à Nairobi, Florence Morice

Sur le papier la stratégie est claire. Parallèlement au retrait progressif des troupes internationales, les autorités somaliennes s’engagent à rendre opérationnelles des forces de sécurité nationales pour mener la lutte contre les shebabs. Dans la résolution adoptée jeudi à l’ONU, le gouvernement s’engage même sur des chiffres. Près de 3 850 hommes d’ici décembre 2022, plus de 10 000 à l’horizon juin 2024. Comment sera atteint cet objectif ? Pour le chercheur à l’International Crisis Group, Omar Mahmoud, c’est bien là que le bât blesse. 

« De quelle manière est-ce que ces troupes censées prendre le relais de l’Amisom vont être constituées ? Ce n’est pas très clair, avoue-t-il. Ça a toujours été un problème, et il n’est pas réglé avec cette résolution. Certes, on a maintenant un calendrier de retrait – calendrier qui d’ailleurs est conditionné à l’évolution sur le terrain et ne sera pas respecté j’en suis sûr – mais honnêtement, il n’y a pas vraiment de changement significatif. C’est surtout symbolique ».

Donner « l’espoir d’un retrait »

Une analyse que partage Samira Gaid, directrice de l’institut somalien Hiraal. Pour elle, cette reconfiguration d’Amisom en Atmis, vise essentiellement à donner « l’espoir d’un retrait » aux bailleurs fatigués de financer une mission de plus en plus critiquée.

« À part le nom qui inclus désormais le mot “transition”, absolument rien n’a changé et, à mon avis, ce qui a guidé les négociations c’est la volonté de faire plaisir à la communauté internationale mais j’ai bien peur que ce texte ne soit pas mis en œuvre. D’autant qu’un nouveau gouvernement pourrait arriver en Somalie et tout remettre en cause », explique-t-elle.  

Car en dépit de nombreuses pressions et même de sanctions américaines, la Somalie n’a toujours pas bouclé son processus électoral, ce qui fragilise encore un peu plus le pouvoir somalien, et la nécessaire réforme des forces de sécurité somaliennes. 

►À lire aussi : Somalie: l’ONU entérine la fin de l’Amisom et sa transformation en une nouvelle mission, l’Atmis



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