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Varane n’accable pas Mbappé mais…


Raphaël Varane est revenu ce lundi sur les droits à l’image des Bleus et la relative rébellion de Kylian Mbappé la semaine passée.

Kylian Mbappé cloitré dans sa chambre à Clairefontaine et refusant de remplir ses obligations marketing auprès des partenaires de l’équipe de France malgré l’appel du patron de la FFF Noël Le Graët, forcément cela n’est pas passé inaperçu au sein du groupe France. Ce lundi en conférence de presse, Raphaël Varane, en vieux briscard, a pris soin de ménager la chèvre et le chou sur le sujet. S’il comprend les motivations de son coéquipier, il ne cautionne pas forcément ses agissements.

« Je pense que sur le fond, c’est une évidence, il y a des choses à changer, à améliorer, dixit le défenseur de Manchester United en conférence de presse. Sur la forme, on peut en discuter… La Fédération est ouverte à la discussion. En tant que joueurs, ça ne nous affecte pas plus que ça. On est focus, ça ne nous a pas perturbé la vie de groupe. Il va y avoir une évolution et c’est normal. Du côté de Kylian comme de la Fédé et du groupe France, il y a eu et il y aura des discussions. »

« Normal qu’il y ait un débat »

Il appartient aux joueurs, par le dialogue selon Varane, de fixer un cadre avec la FFF pour ne pas se retrouver tenaillé entre des obligations contractuelles et la concordance de valeurs portées ou non par certaines marques. « J’ai été confronté à ce type de situation, beaucoup de joueurs ont été confrontés à ce genre de situations. Il faut évidemment une évolution en fonction des générations, et des discussions. En tant que joueur, on se sent tous concernés, on a tous un droit à l’image. Ce n’est pas le coeur de notre métier mais ça en fait partie. C’est normal qu’il y ait un débat autour de ça. »

Alors qu’il encourait une amende allant de 10 000 à 50 000 euros, Kylian Mbappé n’a pas été sanctionné par la FFF, qui lui a simplement rappelé ses devoirs d’international auprès des sponsors de la sélection tricolore. L’avocate de l’attaquant du PSG, Me Delphine Verheyden n’en démord pas cependant dans les pages de L’Equipe: « Il faut revoir sans tarder, et avant l’ultime shooting de septembre qui couvrira la Coupe du monde, la convention. Il n’est plus possible pour la FFF de fonctionner de cette façon et avec cette convention initiale sans en parler aux joueurs à chaque début de saison. Vu le contexte actuel, que se serait-il passé si une entreprise russe avait été un sponsor de la FFF ? Les joueurs, en l’état, n’auraient eu aucun moyen de refuser de faire la promotion de cette marque. Ils doivent avoir la possibilité d’avoir une sorte de clause de conscience. »



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