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un rapport épingle l’absentéisme parlementaire



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Le groupe d’Etude sur le Congo (GEC) affirme dans un rapport ce mardi que plus de 210 députés ne séjournent pas dans leurs circonscriptions électorales lors des traditionnelles vacances parlementaires.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

En RDC, les trois mois de vacances parlementaires prennent fin le 14 mars. Les députés sont censés profiter de cette période pour se rendre dans leurs régions afin de s’enquérir de la situation économique, culturelle et socio-politique de leur circonscription. Par la suite, ils produisent un rapport sur les difficultés auxquelles sont confrontées les populations.

Mais le Projet « Talatala » du groupe d’Etude sur le Congo (GEC) a constaté que ce n’était pas toujours le cas. L’organisation, qui a pu consulter des documents sur les vacances parlementaires des deux dernières années, révèle que plus de 40 % des députés ne mettent pas à la disposition de l’Assemblée nationale leurs rapports. En cause : ils sont nombreux à ne pas séjourner dans leurs circonscriptions, préférant passer leurs vacances soit à Kinshasa, soit à l’étranger.

Selon le rapport du groupe d’étude sur le Congo, seules 150 des 181 circonscriptions électorales ont fait l’objet d’un rapport d’activités parlementaires. Autrement dit, 31 autres n’ont pas été concernées car, très souvent, aucun de leurs députés ne s’y est rendu. 

La majorité des circonscriptions abandonnées par leurs élus se situe dans la capitale Kinshasa, les régions de l’ancienne province du Bandundu et celles du Nord-ouest, dans l’ex-Equateur et du Kasaï. Le territoire de Tshikapa, dans la province du Kasaï, est la circonscription la plus délaissée par ses députés, affirme le baromètre de l’activité parlementaire. Aucun de ses sept députés n’a rendu un rapport.

Mais les mauvais élèves sont partout, que ce soit parmi les anciens présidents de l’Assemblée nationale, les membres des bureaux ou encore les députés devenus ministres.

Certains députés expliquent à notre correspondant Pascal Mulegwa le fait qu’ils sont « fatigués », car leurs recommandations ne sont jamais prises en compte. D’autres font état de l’enclavement de leurs circonscriptions avec comme conséquence le coût élevé de leur déplacement, alors que l’Assemblée ne prévoit pas de défraiement. Un argument qui ne tient pas debout pour le cas de Kinshasa. Sur 55 députés de la capitale, seulement 27 ont déposé leur rapport.



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