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le passage à une forme endémique, un scénario pas sans danger, prévient l’OMS



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Nous serions sur le point de passer de la pandémie de Covid à l’endémie. Traduction : il va falloir s’habituer à vivre avec le virus, un peu comme avec la grippe. Derrière ce mot, endémie, il y a surtout l’espoir de renouer avec la vie d’avant sans restriction en tout genre. 

L’endémie est une maladie qui sévit en permanence dans une région. La définition du dictionnaire Larousse semble cohérente avec le scénario envisagé par bon nombre de pays, notamment en Europe : celui d’un Covid qui circulerait de façon constante parmi la population mais sans provoquer de perturbations majeures dans la société et dans les hôpitaux, grâce à l’immunité acquise avec la vague Omicron, explique notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

Mais le problème n’est pas que sémantique, prévient le directeur des opérations d’urgence à l’OMS, Mike Ryan :

« On n’éradiquera pas le virus cette année. Nous n’y arriverons peut-être jamais. Les virus qui provoquent des pandémies finissent par faire partie de l’écosystème. On fait maintenant la différence entre une pandémie et une endémie. Mais la malaria est endémique. Elle fait des centaines de milliers de morts. Le sida est endémique. La violence dans certains quartiers aussi. Endémique ne veut pas dire que c’est bien. Ça veut juste dire que c’est là pour toujours. »

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La population mieux immunisée

Un virus endémique n’est d’ailleurs pas moins virulent. C’est simplement la population qui est mieux immunisée par la vaccination ou par la contamination.

L’endémie sous-entend en fait qu’il y a une forme d’équilibre entre le virus et cette immunité. Sauf qu’il est encore trop tôt pour savoir si nous avons atteint cet équilibre. Surtout à cause de l’inégalité vaccinale, propice à l’émergence de nouveaux variants. C’est particulièrement vrai en Afrique où seulement 7% de la population a reçu un schéma vaccinal complet.

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Le responsable de l’OMS a également évoqué la possibilité qu’à l’avenir on considère trois ou quatre injections comme le nombre de doses normales pour échapper aux formes les plus sévères du Covid. « On n’appellera plus (ces injections) des boosters. On considèrera juste que trois ou quatre doses sont nécessaires pour faire naître cette immunité durable et robuste qui vous protège de l’hospitalisation et de la mort sur une longue période », a-t-il souligné.

Plus de 5,5 millions de morts dans le monde

La pandémie de Covid-19 a fait au moins 5 543 637 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles, mardi 18 janvier à 11h00 TU. En valeur absolue, les pays qui ont enregistré le plus de morts sont les États-Unis (851 730 décès), le Brésil (621 166), l’Inde (486 761) et la Russie (322 678).

Le Brésil a enregistré un nouveau record de contaminations par le Covid-19 en 24 heures, avec 137 103 cas, selon le dernier bilan fourni mardi par le ministère de la Santé. En France, le nombre quotidien de nouveaux cas a dépassé 300 000 en moyenne sur les sept derniers jours et le nombre total des décès depuis le début de la pandémie, il y a presque deux ans, s’élève à 127 690, d’après les données publiées ce mardi par Santé publique France.

L’OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui officiellement recensé.

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