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« Je ne pouvais pas passer à côté »


Alors qu’il formera avec Carlos Sainz et Mattias Ekström un trio redoutable pour les débuts d’Audi sur le Dakar, Stéphane Peterhansel a confié que le défi proposé par le constructeur allemand l’a convaincu de replonger après avoir voulu tourner la page.

Stéphane Peterhansel ne se voyait pas à nouveau au départ du Dakar. Vainqueur à six reprises en moto puis huit fois en auto, le tenant du titre du célèbre rallye-raid va finalement prendre part à l’épreuve pour la 32eme fois. Mais la donne sera différente puisque, après avoir été au volant d’une Nissan, d’une Mega, d’une Mitsubishi, d’une BMW, d’une Mini ou encore d’une Peugeot, le natif d’Echenoz-la-Méline sera à la tête de la première équipe engagée officiellement par Audi sur l’épreuve. Le défi présenté par la marque d’Ingolstadt, avec une voiture à moteur hybride, était trop tentant pour ne pas revenir sur l’épreuve dont il est devenu le maître. « C’était le moment idéal pour arrêter… mais je me suis engagé avec Audi dans un superbe défi, je ne pouvais pas passer à côté, a déclaré le pilote de 56 ans face à la presse à la veille du départ du Dakar à Djeddah. Je voulais faire partie de cette aventure. »

Peterhansel : « La plus compliquée des écoles pour la mécanique »

Un défi immense avec un développement de la toute nouvelle RS Q e-tron, dont le moteur électrique est dérivé de celui utilisé jusqu’à cette année par la marque allemande en Formule E, qui n’a pas été de tout repos. « Cette année, nous avons passé beaucoup de temps en tests et lors de la première sortie de la voiture, nous n’avons fait qu’une soixantaine de kilomètres en une semaine, s’est remémoré Stéphane Peterhansel Il y a une grande quantité de paramètres à régler, qui tiennent par exemple au poids, puisqu’avec les deux types de moteurs et la batterie, elle est très lourde. » Admettant qu’« il y a un agrément de pilotage remarquable » et « toujours du répondant en termes de puissance », le pilote tricolore sait que le Dakar va mettre à l’épreuve comme jamais sa mécanique innovante. « Le Dakar est la plus compliquée des écoles pour la mécanique, admet le natif de Haute-Saône. Nous devons anticiper des problèmes de surchauffe sur les batteries, sur les moteurs et sur l’électronique qui connaît aussi des bugs. » Admettant que « la curiosité de voir cela était trop forte », Stéphane Peterhansel affirme qu’il aura « fait le tour de la question » s’il termine les deux semaines de course en vainqueur.





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