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désavoué dans son camp, Boris Johnson est fragilisé



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Près de 100 élus du parti conservateur ont voté, mardi 14 décembre, contre l’instauration de certaines restrictions sanitaires au Royaume-Uni. Un revers majeur pour Boris Johnson et qui soulève des questions sur l’autorité du Premier ministre britannique, dans la tourmente après une série de scandales.

Avec notre correspondante à Londres, Sidonie Gaucher

Le « plan B » est passé, mais c’est une victoire en très demi-teinte pour le Premier ministre Boris Johnson. Dejà, c’est grâce au parti travailliste que toutes les mesures ont été adoptées, mardi 14 décembre. Mais sur la question du passe sanitaire, qui déplaît tant aux conservateurs, presque 100 députés de son camp ont voté contre.

À l’annonce des résultats, les réactions se sont fait entendre dans la Chambre des communes : « Les ”oui”, à droite : 369. Et les ”non”, à gauche : 126. » La rébellion des conservateurs contre leur leader est présentée comme un avertissement et un signe de colère.

« Ce soulèvement des députés conservateurs est une humiliation pour Boris Johnson. Il a perdu la confiance d’une partie de ses députés, hostiles aux mesures de restrictions liberticides. (…) Paradoxalement, il a réussi à faire adopter ses mesures de restrictions grâce au soutien des députés travaillistes », analyse Sophie Loussouarn, spécialiste du Royaume Uni.

Ce vote vient accentuer la pression sur « BoJo », déjà embourbé dans plusieurs scandales. Sa popularité auprès des Britanniques est au plus bas. Entre le « raz de marée » du variant Omicron, dont on prévoit un million de cas avant fin décembre, et la vague de révolte de son propre camp, l’horizon s’assombrit pour le chef du gouvernement.

« On accuse le gouvernement de Boris Johnson de ne pas avoir réussi à anticiper la crise des variants. De plus en plus d’électeurs, de députés, de ministres sont mécontents. Aujourd’hui, on peut se demander si le Premier ministre survivra à cette crise de confiance ou s’il sera remplacé par son ministre des Finances, Rishi Sunak », prévient Sophia Loussouarn.

► À lire aussi: Covid au Royaume-Uni: les nouvelles restrictions font souffler un vent de panique sur le service public de santé



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