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Aulas tacle Juninho


Alors que l’Olympique Lyonnais est en difficultés, Jean-Michel Aulas a acté le prochain départ de Juninho, estimant que le costume était trop grand pour lui…

L’Olympique Lyonnais est en souffrance. Un an après son titre honorifique de champion d’automne, l’OL pointe cette fois à la 13e place du classement avec seulement 23 points au compteur, son pire total à ce stade de la saison depuis un quart de siècle. Le podium est déjà à huit longueurs, et si les Gones ont effectivement un match en retard à disputer face à l’Olympique de Marseille, les dernières prestations des hommes de Peter Bosz ne rassurent pas.

Et à cette crise de résultats s’est récemment ajoutée une crise de gouvernance. Conséquence de la récente sortie médiatique de Juninho, qui n’a pas hésité à profiter d’une interview au micro de RMC pour étaler ses états d’âme et faire part de son envie de quitter le navire lyonnais d’ici la fin de saison. Des déclarations qui n’ont pas été du goût de Jean-Michel Aulas. « On regrette cette décision à l’OL, et j’aurais aimé être averti avant. Avant que les choses ne prennent sur le plan public la dimension qu’elles ont prise », a-t-il ainsi confié dans un entretien à L’Equipe.

Le costume était un peu surdimensionné

Le président lyonnais a en tout cas acté le départ de l’ancien milieu de terrain. Et s’il tient toujours le Brésilien en haute estime, JMA n’a pas hésité à glisser un tacle bien senti. « J’en suis chagriné sur le plan humain. C’est quelqu’un de qualité. Peut-être que dans ce qui a été fait, le costume était un peu surdimensionné, a-t-il lancé. Aujourd’hui, il veut se reposer et plutôt être entraîneur. Mais il sera toujours à la maison à l’OL, lorsqu’il voudra revenir. Il fait partie de ceux qui ont participé à un certain nombre de victoires, donc on ne va pas du tout prendre de positions négatives à son égard. »

Et alors que Juninho a clairement laissé entendre que la cohabitation avec Vincent Ponsot, nommé directeur du football l’an passé, était compliquée, Jean-Michel Aulas a balayé cet argument, estimant que Juninho avait eu toutes les cartes en main pour mener son travail. Sans grande réussite à ses yeux. « On lui a laissé la totalité du pouvoir, je peux l’attester car comme vous me l’avez fait remarquer, j’ai pris un certain recul opérationnel. Les choix de Sylvinho, de Rudi (Garcia), de Bruno Cheyrou, de Peter (Bosz)… Quoi qu’on dise, tout cela a été validé par Juni. Donc il avait les moyens de mener sa politique », a-t-il affirmé, défendant l’organisation lyonnaise : « Tous les grands clubs ont une organisation avec plusieurs responsables, rappelle Aulas. Un entraîneur, un directeur général, un directeur du foot, un directeur sportif, un président… et parfois tous ces gens en même temps. Ça n’a pas fonctionné. » 



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