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l’ex-ministre de l’Intégration condamnée pour une loi contre les migrants



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Soixante jours de prison pour Inger Støjberg, une ancienne ministre danoise qui avait séparé de force des couples de demandeurs d’asile au motif que l’épouse était mineure. C’est le verdict énoncé ce lundi 13 décembre par la Cour spéciale de justice, qui a reconnu la ministre entre 2015 et 2019 coupable de violation délibérée de la loi.

Les demandeurs d’asile d’âge mineur ne doivent pas vivre avec leur conjoint. Cette règle aujourd’hui jugée contraire à la loi avait été dictée par la ministre de l’Intégration en 2016.

23 couples avaient ainsi été séparés pendant l’instruction de leur dossier. Parmi eux, la jeune réfugiée syrienne Rimaz Alkayal, alors âgée de 17 ans, et son mari Alnour Alwan, âgé de 26 ans. Alors que la jeune femme était enceinte, le couple avait été forcé à la séparation pendant quatre mois, sans que leur situation personnelle soit évaluée – et chacun étant placé dans une structure d’accueil distincte. La ministre avait été informée par ses services de l’absence de fondement juridique à sa décision.

Une ministre contre les migrants

C’est un procès exceptionnel au Danemark qui a eu lieu contre l’ex-ministre. Il n’y en a eu que trois depuis 1910 visant un ministre pour des actes commis dans l’exercice de ses fonctions.

En tant que ministre, Inger Støjberg avait fait saisir les biens des réfugiés pour compenser la prise en charge de l’État, et avait introduit plus de 110 amendements pour restreindre les droits des migrants et demandeurs d’asile. Elle avait célébré l’adoption du 50e de ces amendements en posant sur Facebook avec un gâteau décoré pour l’occasion. Elle explique aujourd’hui que la séparation des jeunes couples visait à lutter contre le mariage précoce.

Inger Støjberg pourrait aussi perdre son mandat de députée. Elle siège aujourd’hui en tant qu’indépendante, après avoir démissionné du parti conservateur Venstre en février.

 À écouter aussi : Grand reportage – Au Danemark, les réfugiés syriens sacrifiés sur l’autel de la répression migratoire



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