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54 migrants morts au Mexique dans un accident de la route



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« Au Chiapas… Tragédie », titre en Une le journal mexicain Uno Mas Uno, au-dessus de deux terribles photos : celle d’un enchevêtrement de tôles et de bagages ; celle d’une ligne de corps, sur la route, recouverts de draps blancs. El Universal explique : « le camion a d’abord tapé dans un mur de soutènement, avant de s’écraser contre un autre mur, celui d’un pont piétonnier ». « Sur le pont, on a entendu un énorme bruit », témoigne un passant – c’est le titre de Milenio. La photo reproduite par Excelsior du camion couché, totalement disloqué, témoigne de la violence du choc.

« Il transportait 107 migrants », précise Milenio, et « il roulait trop vite », le chauffeur « a perdu le contrôle de son camion », près de la ville de Belisario Dominguez, et selon les témoins, « s’est enfui vers le fleuve qui longe la route ». Sur les photos publiées par El Universal, des membres de la Croix Rouge mexicaine aident des blessés allongés sur des couvertures jeunes et rouges.

Ouverture d’une enquête

Le parquet général du Mexique ouvre une enquête avec cette précision, à lire dans Milenio : le Parquet spécialisé dans les droits humains y participera. El Universal de son côté annonce que « l’Institut national des migrations accordera des visas humanitaires aux survivants ainsi qu’un logement et de la nourriture ». Selon la Protection civile du Chiapas, la majorité sont de nationalité guatémaltèque, et « le gouvernement du Guatemala offre son aide pour rapatrier les corps », indique Milenio

Au Guatemala, cet accident fait aussi la Une : La Hora publie les numéros de téléphone que peuvent appeler les familles en recherche d’informations sur leurs proches qui pourraient avoir été victimes de l’accident. 

Prensa Libre rappelle que les autorités mexicaines « ont intercepté plus de 228 000 migrants et en ont expulsé plus de 82 000 de janvier à octobre 2021, des chiffres jamais vu depuis plus de 15 ans ». « Nos frères sont morts au Chiapas », se désole le journal dans son éditorial. Ils cherchaient « un horizon meilleur, à défaut d’opportunités dans leur propre pays, surtout en province, où l’État est pratiquement absent ». Et l’éditorialiste d’égrener « les manquements successifs des gouvernements, les vaines disputes politiques qui interrompent les actions promises, les retards abyssaux dans le développement humain… Le citoyen peut partager sa douleur avec le voisin qui a perdu un des siens. Les autorités, elles, ont l’obligation de mettre en place ce qu’elles ont promis ».  

Le Nicaragua rompt ses relations avec Taïwan

Confidencial rappelle que « c’est la seconde fois qu’un gouvernement de Daniel Ortega rompt ses relations diplomatiques avec Taïwan » pour reconnaître la Chine comme « seul gouvernement légitime ». Il l’avait déjà fait en 1985, avant que les relations reprennent « en 1990 sous l’administration de Violeta Barrios de Chamorro ». La Prensa avait vu venir la nouvelle rupture : « Taïwan n’a pas félicité Daniel Ortega pour sa réélection le 7 novembre »; et puis Taïwan est « protégé par les États-Unis », alors que « le régime Ortega-Murillo accuse constamment Washington d’interventionnisme, et que les États-Unis ont sanctionné plusieurs fonctionnaires “orteguistes” ». 

De fait, la presse des États-Unis commente elle aussi la nouvelle : le Washington Post constate qu’ils ne sont plus que 14 pays à reconnaître Taïwan, et que « cette rupture intervient alors que la Chine multiplie les actions agressives contre Taïwan et que les tensions sont vives entre la Chine et les États-Unis ». Le New York Times rappelle que le président américain Joe Biden « avait invité deux responsables taïwanais à son “sommet pour la démocratie” virtuel », et pas de responsables chinois. Le département d’État américain a d’ailleurs réagi à ce changement d’alliance de Managua, note le Washington Post, en condamnant une décision qui « prive le peuple du Nicaragua d’un partenaire loyal pour sa croissance économique et démocratique ».

Le Nicaragua perd un de ses donateurs les plus important 

Taïwan était le « principal pays donateur » du Nicaragua, souligne La Prensa. Le journal poursuit : « Il ne lui en reste plus beaucoup : Daniel Ortega s’est fâché avec quasiment tous ceux que les gouvernements démocratiques précédents avaient réunis, avant la dictature actuelle, pour aider le pays à faire face à ses multiples besoins financiers »…

En 15 ans, Taïwan a donné 194 millions de dollars, sans compter les 28 de l’an dernier. Avec une seule demande en échange : « la reconnaissance qu’elle est une nation indépendante de Pékin ». Dans Trinchera de la Noticia, on peut lire que Taïwan regrette « une coopération fructueuse qui bénéficiait aux deux peuples et qui a été rejetée par le gouvernement d’Ortega ». 

En Haïti, un appel contre la corruption

« Ariel Henry appelle la justice à appréhender les corrupteurs et les corrompus », titre Le Nouvelliste. Le Premier ministre a lancé cet appel ce jeudi 9 décembre, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption. Il a invité « tous les administrateurs d’État à faire leurs les valeurs d’éthique, d’honnêteté, de transparence et de probité », et « les citoyens et citoyennes à soutenir l’État dans ce vaste chantier républicain ». Avant Ariel Henry, rappelle le journal, « feu le président Jovenel Moïse avait souvent martelé que le pays avait cinq problèmes : la corruption (cinq fois). »

« Mais dans le pays, beaucoup doutent de la volonté réelle du pouvoir de facto en place de freiner la corruption », estime AlterPress, prenant en exemple « le dossier PetroCaribe de l’aide vénézuélienne à Haïti, qui a soulevé un tollé dans le pays » : il « n’a toujours pas abouti à un procès ». « Avant la justice était faible, inefficace, injuste : aujourd’hui elle est emportée par la crise sociopolitique », estime de son côté Le Nouvelliste, qui appelle les autorités à s’engager à « tout faire pour remembrer la justice », à l’occasion, ce vendredi, du 73e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme.



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