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face au Congrès, le patron d’Instagram tente de défendre sa plateforme



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Le patron d’Instagram, Adam Mosseri, témoignait devant des sénateurs américains ce mercredi 8 décembre. Des lanceurs d’alerte, des responsables de la santé publique ont récemment mis en cause le réseau social et son influence sur la santé mentale des adolescents.

Avec notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin

Sur Instagram, on trouve des photos des dernières vacances de rêve ou du dernier bon repas de ses amis ou d’influenceurs. Mais les sénateurs américains y voient aussi des contenus parfois peu appropriés pour des jeunes, des comportements addictifs qui peuvent mener à l’anorexie et même au suicide.

En arrivant, Adam Mosseri le sait. « Je sais bien que beaucoup d’entre vous dans cette pièce ont de profondes réserves sur notre entreprise. Mais je veux vous assurer que nous avons vraiment le même but. Nous voulons tous que les jeunes soient en sécurité en ligne. Et je crois qu’il y a un travail important que nous pouvons faire ensemble, entreprises du secteur et législateurs : améliorer l’internet pour mieux servir et protéger les jeunes. »

La proposition d’Instagram est la création par le secteur d’une instance de régulation qui définirait des règles communes. « On n’en est plus à l’autocontrôle » lui rétorque le président démocrate de la sous-commission de la protection des consommateurs.

Le républicain de l’Utah Mike Lee est encore plus direct. « Il va falloir qu’on réalise qu’il se passe vraiment de mauvaises choses. Vous êtes le nouveau tabac, que ça vous plaise ou non. Et vous devez arrêter de “vendre du tabac”, entre guillemets, aux enfants. Ne les laissez pas en avoir, ne leur en donnez pas. »

Adam Mosseri conteste l’aspect addictif de son réseau, mais il est forcé de le reconnaître, Instagram vit grâce à la publicité et plus l’audience est importante, plus l’entreprise gagne d’argent.



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