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Bientôt le salary cap en L1 ?


Le foot français va mal, et Vincent Labrune, le patron de la Ligue de football professionnel, s’en est fait l’écho ce mercredi auprès du Sénat. Avec quelques pistes à creuser évoquées.

C’est peu dire que la crise sanitaire a fait mal au football professionnel français. Pour la L1 et la L2, le covid-19, c’est « une perte de 1,8 milliard d’euros pour les clubs depuis 2019, 700 millions d’euros d’augmentation de capital exercé par les clubs et environ 500 millions d’apports en compte courant des actionnaires qui jouent leur rôle mais on voit que le compte n’y est pas », rapporte ce mercredi au Sénat Vincent Labrune, le président de la Ligue de football professionnel.

Face à des sénateurs décidés à comprendre les maux dont souffre actuellement le ballon rond en France – y compris les multiples épisodes de violence essuyés depuis le début de la saison (« Le foot français n’est pas responsable de la folie des gens », répond Labrune), l’ancien patron de l’OM a pu exprimer ses inquiétudes, et proposer quelques pistes de réflexion. Certes relativement avancées et concrètes comme le fameux plafonnement des salaires.

« Il faut sauver nos locomotives »

« On travaille avec la DNCG et l’UEFA sur la mise en place d’un salary cap qui va prendre la forme d’un ratio maximal de masse salariale sur le chiffre d’affaires. C’est fait. C’est en cours », dixit Vincent Labrune, qui aborde également le sujet de la limitation des effectifs. « On est en train d’y travailler avec les dirigeants de clubs. L’idée serait de plafonner les effectifs à 24 joueurs par club, hors contrat jeune, qui passerait à cinq ans et qui ne serait pas plafonné dans ce cas. » Un moyen, quant à ce dernier point, de protéger les jeunes talents français dont raffolent les grandes écuries étrangères.

Enfin pour ce qui est de la compétitivité des clubs français, Vincent Labrune tire la sonnette d’alarme. « On joue notre avenir sur les dix-huit prochains mois. Il faut sauver nos locomotives coûte que coûte. Si on ne sauve pas nos locomotives, on n’a plus de championnat et donc plus de recettes ! […] A échéance d’un an et demi, deux ans, on a l’impérieuse nécessité de recréer une compétition nationale performante, spectaculaire, attrayante pour maximiser notre prochain appel d’offres qui va arriver en 2023 et la réforme de l’UEFA en 2024, qui donnera quatre places en Ligue des champions aux cinq premiers championnats à l’indice UEFA. Si on sort de ce classement, le championnat de France sera définitivement en D2 européenne, on deviendra le championnat de Slovénie, avec tout le respect que j’ai pour nos camarades de Ljubljana. »

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